Tout commence me semble t-il par ce singulier baiser que tu déposes sur ma joue,
En guise de politesse,
Tout en délicatesse,
Peut-être le début d'un "nous".
Les heures se bousculent,
Les jours défilent,
Un soupçon d'attirance en moi,
Se faufile.
De toi je reste sans nouvelle,
Et ne cesse de fantasmer,
Parfois l'imagination peut être si belle,
Qu'elle laisse présager de notre prochaine destinée.
Plus tard j'apprendrai que le destin n'est pas si cruel,
Je pouvais désormais concrétiser tout ce en quoi je rèvais,
Moi qui me disais frêle,
T'avoir rencontrer est la plus belle chose qui survenir pouvait.
Ce fut pendant la nuit du 3 au 4 janvier,
Que ton désir tu m'a avoué,
Je sens encore la chaleur de ton baiser,
Sur mes lèvres se déposer.
Aujourd'hui se tournera la quatre-vingt dix et unième page de notre histoire,
Quatre-vingt onze pages qui symbolisent chaque journée,
Certaines passées à tes côtés,
De nombreuses autres séparés mais en gardant toujours en tête l'espoir,
Que rapidement tu me reviennes, à moi qui suis tienne.
Loin de toi la tristesse a jeté son dévolu,
Sur moi qui l'aurai cru,
Sans toi du noir je broie constamment,
La peine me hante étroitement.
Infiniment toi, Infiniment moi, Infiniment nous.
C'est le début de "nous",
D'une promesse,
A présent tout me paraît moins flou,
De mourir je cesse.
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